À moins de deux mois des scrutins du 24 mai 2026, l’autorité électorale guinéenne tape du poing sur la table. Dans une mise au point musclée publiée ce 31 mars, la Direction Générale des Élections (DGE) a dénoncé une « immixtion irrégulière » du mouvement politique Génération pour la Modernisation et le Développement (GMD) dans la gestion du processus électoral.
Le climat politique s’intensifie en République de Guinée. À l’origine de cette tension : un communiqué de la GMD diffusé sur les réseaux sociaux, dans lequel le mouvement détaillait les conditions de candidature pour les prochaines élections législatives et communales.
Le document revenait notamment sur des critères sensibles tels que la résidence des candidats, les modalités d’exercice du mandat, ainsi que les obligations incombant aux chefs de quartier, de district et aux délégations spéciales.
La réaction de la Direction Générale des Élections (DGE) ne s’est pas fait attendre. Par voie de communiqué officiel, l’organe de gestion des élections a exprimé sa « vive préoccupation » face à ce qu’il considère comme une appropriation indue de ses prérogatives légales.
Pour la DGE, cette initiative de la GMD constitue une violation des textes en vigueur : « L’institution dénonce une immixtion dans un domaine strictement encadré par le Code électoral », précise le communiqué, rappelant au passage que la définition et la communication des critères de candidature relèvent de sa compétence exclusive.
La DGE, unique voix autorisée
En réaffirmant son rôle central de coordination et de gestion des processus électoraux, la DGE entend mettre fin à toute confusion dans l’esprit des citoyens. L’institution martèle qu’aucune entité ou organisation ne peut se substituer à elle pour dicter les règles du jeu électoral.
Ce rappel à l’ordre intervient dans un contexte de préparation intense pour les échéances du 24 mai 2026. En invitant les acteurs politiques à la retenue et au respect des cadres légaux, la DGE cherche à garantir la sérénité du processus. Pour l’heure, les électeurs et les futurs candidats sont exhortés à ne se fier qu’aux canaux officiels pour obtenir des informations fiables sur les modalités du scrutin.
