À l’approche des prochaines échéances électorales, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a organisé, ce samedi à Conakry 11 avril, une séance de concertation avec les responsables de médias, les associations professionnelles et les journalistes. Cette rencontre visait à définir les modalités de couverture du scrutin et à rappeler les principes déontologiques essentiels au traitement de l’information en période électorale.
Le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo, a tenu à maintenir cette session d’échange en dépit du léger report du calendrier électoral. Selon lui, ce décalage d’une semaine ne doit pas freiner l’élan de préparation.
́́’l’urgence demeure d’harmoniser les pratiques médiatiques pour garantir un processus transparent et apaisé’́, a souligné le president de la Hac.
Pour assurer une visibilité équitable aux différents acteurs politiques, la HAC a présenté un dispositif technique rigoureux
-Scrutin national : Les messages de campagne des candidats de la liste nationale seront enregistrés dans les studios de la RTG Kolomapour une diffusion synchronisée sur les médias publics (TV, radio nationale et radios rurales).
La diffusion s’appuiera sur le réseau des 32 radios rurales du pays. Dans les zones non couvertes par le service public, comme à Coyah, des médias privés seront mis à contribution.
-Pluralisme à Conakry : Innovation notable, 13 radios privées de la capitale seront officiellement impliquées dans la campagne, renforçant ainsi la diversité des sources d’information.
L’autorité de régulation a été particulièrement ferme sur le principe d’équité.
Si les médias privés conservent le droit de vendre des espaces publicitaires, une distinction stricte doit être opérée entre :
-La campagne officielle (soumise à une régulation d’accès).
-Les espaces publicitaires payants (qui doivent être explicitement identifiés comme tels pour éviter toute confusion).
Pour les télévisions, une étanchéité absolue est exigée entre l’information pure, les débats contradictoires et les contenus sponsorisés. Ces derniers ne devront, en aucun cas, interférer avec les journaux de campagne.
Consciente de l’influence des plateformes digitales, la HAC a précisé qu’une directive spécifique encadrera désormais les réseaux sociaux.
Toute page ou plateforme s’impliquant activement dans le débat électoral sera soumise au contrôle de l’institution, bien que l’usage personnel et ordinaire des internautes reste libre.
Enfin, un rappel à l’ordre déontologique a été adressé aux professionnels de l’information.
Selon le Boubacar Yacine Diallo tout journaliste engagé sur une liste électorale ou activement impliqué en politique a l’obligation de se retirer de toute activité rédactionnelle pendant la durée de la campagne.
Cette mesure est jugée indispensable pour préserver la crédibilité de la presse et garantir une information neutre aux citoyens.
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