Au cours d’une conférence de presse tenue ce samedi 25 avril 2026 à son siège national, Abdoulaye Yero Baldé, président du FRONDEG, a vigoureusement critiqué la gestion des candidatures pour le double scrutin législatif et communal. Entre vices de procédure, refus de cautions et violations du Code électoral, le parti dénonce une manœuvre d’exclusion et saisit la justice.
Une violation systématique du Code électoral ?
Le cœur du grief exprimé par le FRONDEG réside dans l’éviction de ses candidats sur l’ensemble du territoire national. Selon Abdoulaye Yero Baldé, aucune candidature du parti n’aurait été retenue depuis la publication des listes provisoires.
Le leader politique s’appuie sur l’article 242 du Code électoral, qui dispose que tout rejet doit être formellement motivé et notifié dans un délai de dix jours après le dépôt du dossier. Or, selon le président du parti :
« Aucune notification n’a été faite dans les délais et aucun motif n’a été communiqué. Ces manquements constituent une violation manifeste de la loi. »
Plus grave encore, le FRONDEG accuse certains démembrements de l’administration électorale de tenter de régulariser la situation a posteriori en produisant des documents antidatés. Une pratique qualifiée par M. Baldé de « tentative de régularisation irrégulière » portant atteinte à la loyauté administrative.
Des obstacles financiers et des doutes sur l’éligibilité
Sur le volet financier, le parti dénonce une absence de concertation dans la fixation des conditions d’accès au scrutin. Abdoulaye Yero Baldé a notamment pointé du doigt le refus de certaines autorités d’encaisser les cautions des candidats du FRONDEG, sous prétexte de délais dépassés, empêchant ainsi de fait la validation des dossiers.
Par ailleurs, le parti soulève une question d’équité en dénonçant la validation de candidatures adverses qui seraient, selon lui, en contradiction totale avec le Code électoral. Il vise particulièrement des candidats occupant des fonctions publiques jugées incompatibles avec un mandat électif.
Recours judiciaires et ultimatum politique
Face à ce qu’il qualifie de « procédure viciée », le FRONDEG a officiellement introduit des recours devant les juridictions compétentes, conformément aux articles 241 à 243 du Code électoral.
Cependant, le parti ne compte pas s’en tenir uniquement à la bataille juridique. Le message envoyé aux autorités est clair :
Appel à la correction immédiate : Le parti demande une rectification rapide pour garantir la transparence du scrutin.
Ultimatum : À défaut de mesures concrètes, le FRONDEG se réserve le droit de tirer toutes les conséquences politiques, évoquant explicitement un éventuel retrait du processus électoral.
En conclusion, tout en réaffirmant son attachement à une démocratie apaisée, le FRONDEG place les autorités électorales face à leurs responsabilités pour la crédibilité des élections prévues le 31 mai prochain.
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