Le lundi 24 mars 2025, un vent de révolte a soufflé sur le marché de Cosa, un quartier populaire de la haute banlieue de Conakry.
À Cosa marché, des commerçantes, établies depuis plusieurs années, ont exprimé leur mécontentement face à l’ultimatum des autorités locales, qui leur ont donné 72 heures pour quitter les lieux. Une décision qui a provoqué une vive contestation parmi ces femmes, véritables piliers économiques de leur communauté. Tandis que la période du Ramadan offrait un répit, elles exigent désormais justice, respect et une solution durable pour leur avenir.
Crs femmes se battent pour conserver leur place, leur source de revenus et leur dignité.
Pour Mariam Bhoye BAH, le marché de Cosa n’est pas simplement un lieu de commerce, mais une véritable institution où des milliers de familles ont bâti leur vie. « Nous sommes ici depuis 34 ans. Nous avons été déplacées du marché de Gnagara pour faire place à un projet d’infrastructure, et c’est ici que nous avons trouvé un nouveau foyer », a-t-elle raconté, émue.
Quitter le marché ne représente pas seulement un changement de lieu, mais un bouleversement profond de leur quotidien. « Beaucoup d’entre nous ont perdu leurs maris, et c’est ici que nous avons trouvé notre dignité. Nous payons toutes nos taxes et sommes reconnues par la commune. Nous ne pouvons pas partir sans savoir où nous irons », a ajouté Mariam Bhoye BAH.
Bahdjiwo700@gmail.com
00224621838593
