Modernisation de l’état civil : la DGE et l’ONECI renforcent la collaboration autour de l’identification des citoyens
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Dans le cadre de la modernisation de l’état civil guinéen, conformément à la vision portée par le président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, la Directrice générale des Élections (DGE), Mme Zenabou Touré, accompagnée de son Directeur général adjoint, a procédé ce samedi 13 décembre à la remise de gilets et de t-shirts aux officiers délégués de l’Office national de l’état civil et de l’identification (ONECI).
La cérémonie, initiée par l’ONECI, s’inscrit dans la dynamique de renforcement des capacités et de la visibilité des acteurs clés du système d’état civil, pilier essentiel de la refondation institutionnelle en cours.
Prenant la parole, Mme Zenabou Touré a salué les avancées significatives enregistrées depuis l’avènement du Général Mamadi Doumbouya à la tête du pays, notamment en matière de digitalisation et de modernisation de l’état civil. Elle a rappelé l’adoption de deux lois majeures : l’une relative à l’identification des personnes physiques et l’autre portant sur l’état civil, considérées comme des réformes structurantes pour l’administration guinéenne.
Selon la Directrice générale des Élections, le Programme national de recensement administratif à vocation d’état civil (PN-RAVEC) a permis la mise en place du Registre national des personnes physiques (RNPP), qui recense près de 10 millions de personnes, dont environ 6,7 millions d’électeurs. Une avancée majeure destinée à mettre un terme aux crises récurrentes liées aux recensements électoraux, souvent marquées par des tensions, des dégâts matériels et une perte de confiance des citoyens.
« Tous les rapports relatifs aux fichiers électoraux, de 2010 à 2020, ont recommandé de faire de l’état civil la base du fichier électoral », a-t-elle rappelé, avant d’ajouter qu’« une personne non identifiée à la naissance est un fantôme administratif ». Elle a toutefois souligné les faiblesses persistantes du système, notamment le faible taux d’enregistrement des naissances et l’absence quasi totale de déclaration des décès, estimée à seulement 2 %.
Pour pallier ces insuffisances, les autorités ont mis en place le Registre national de l’état civil (RAVEC) et le Registre national des personnes physiques. Désormais, le fichier électoral sera alimenté à partir de ces registres, à travers l’extraction annuelle des citoyens âgés de 18 ans disposant d’actes de naissance. Cette approche vise une alimentation continue et permanente du RNPP, garantissant une mise à jour régulière et fiable du fichier électoral.
Dans ce processus, un rôle central est confié aux officiers d’état civil, chargés à la fois de l’état civil et de l’identification des personnes physiques. « Faire des lois est une chose, les appliquer correctement en est une autre », a insisté Mme Zenabou Touré, appelant à une collaboration étroite entre la DGE et l’ONECI, encadrée par des conventions juridiques, administratives et techniques.
Elle a également mis en avant l’importance de disposer de statistiques fiables sur les naissances, les décès, les mariages et autres événements d’état civil pour une planification efficace des politiques publiques. « On ne peut pas concevoir de véritables politiques de développement sans données fiables sur la population », a-t-elle affirmé.
De son côté, le Directeur général de l’ONECI, Kemoko Dioubaté, a exhorté les officiers d’état civil à s’impliquer pleinement dans ce processus de transformation. Pour lui, l’état civil constitue la pierre angulaire de l’État et de toute politique de développement durable. Il a insisté sur la nécessité de bien distinguer la déclaration d’un événement (naissance, décès) de son enregistrement effectif à l’état civil, afin d’éviter les confusions fréquentes au sein des populations.
Selon le patron de l’ONECI, l’identification juridique et numérique des citoyens est une condition indispensable pour assainir le fichier électoral et jeter les bases d’une Guinée moderne, émergente et résolument tournée vers le développement.
Cette initiative s’inscrit pleinement dans le cadre de la rectification institutionnelle et de la refondation de l’État engagées par les autorités de la transition.
UPLG
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