Sous l’égide du Ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, un atelier national de vulgarisation et d’appropriation du projet de ́’’Code de l’Eau ’́’ s’est tenu ce jeudi 16 avril 2026 dans un receptif hotelier à Conakry.
Cette rencontre stratégique a réuni des cadres ministériels, la Gouverneure de la ville de Conakry, ainsi que des partenaires internationaux, au premier rang desquels le Groupe de la Banque mondiale.
Face aux enjeux croissants de la pression démographique, de l’urbanisation galopante et du changement climatique, la Guinée entreprend une réforme profonde de son secteur hydrique. En tant que source de plusieurs fleuves majeurs (Niger, Sénégal, Gambie), le pays réaffirme, à travers ce nouveau code, sa responsabilité nationale et régionale.
Bachir Camara, Secrétaire Général représentant le Ministre de l’Hydraulique, a souligné que cette réforme est le socle de la vision présidentielle plaçant la dignité humaine au centre du développement « Il n’est point de dignité, ni de développement, sans une gestion souveraine et durable de l’eau. »
Les 5 Piliers Stratégiques du Nouveau Code
Le projet de Code de l’Eau repose sur des orientations fondamentales pour rompre avec le statu quo :
1. Reconnaissance de l’eau comme bien public stratégique : Garanti pour les populations et les secteurs productifs.
2. Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) : Approche par bassins versants pour une meilleure planification.
3. Clarification institutionnelle : Définition précise des rôles entre régulateurs, usagers et État.
4. Instruments économiques : Mise en place de mécanismes financiers pour assurer la pérennité des infrastructures.
5. Adaptation climatique : Intégration des enjeux environnementaux pour prévenir les pénuries et les pollutions.
La réforme s’aligne directement sur les ambitions économiques du pays. Comme l’a rappelé M. Ibrahima Sory Camara, Directeur National de l’Hydraulique, la mise en œuvre de grands projets industriels et miniers exige une allocation équitable et transparente de la ressource afin de prévenir les conflits d’usage et de sécuriser les investissements structurants du programme Simandou.
La Banque mondiale, par la voix de sa représentante par intérim, Mme Souma Koulagou-Kamara, a salué la démarche inclusive et interministérielle de la Guinée. Elle a réitéré l’engagement du groupe à accompagner le pays non seulement financièrement, via le Projet Eau et Assainissement en Guinée, mais aussi techniquement pour que ce texte se traduise par un accès effectif des populations à une eau de qualité.
Cet atelier marque une étape décisive pour faire de l’eau un véritable levier de souveraineté nationale. Les contributions des experts issus de l’administration, de la société civile et du monde académique permettront de consolider un texte moderne, résilient et tourné vers l’avenir, garantissant la prospérité des générations futures.
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