Crise sociale et éducation : les promoteurs d’écoles privées alertent sur les risques liés aux violences
Djiwo Bah
Les Associations unies des fondateurs et promoteurs des écoles privées de Guinée sont montées au créneau ce vendredi 2 janvier 2026 pour dénoncer les violences répétées dont sont victimes les établissements privés lors des manifestations syndicales. Face à la presse, leur président a livré un plaidoyer ferme en faveur de la sécurité scolaire et d’un dialogue responsable autour des enjeux éducatifs.
Dans son intervention, Abdoulaye Hady Diallo a condamné avec vigueur les attaques qu’a subies récemment les écoles privées, qualifiant ces actes d’inacceptables.

Il a décrit des scènes de panique provoquées par des caillassages d’établissements en plein cours, exposant élèves et enseignants à de graves dangers.
Selon lui, l’absence d’issues de secours dans de nombreux bâtiments scolaires aggrave le risque et peut transformer ces attaques en véritables drames humains.
L’objectif de cette sortie médiatique, a-t-il insisté, est d’interpeller, alerter et obtenir un répit durable pour que les écoles puissent fonctionner sans crainte.
Le président de l’Association guinéenne des écoles privées a rappelé que les responsables du secteur ont officiellement saisi les plus hautes autorités, notamment le Premier ministre, afin de rappeler le rôle fondamental de l’État qui est dit-il, assurer la protection des personnes et de leurs biens.

Pour lui, aucune cause ne saurait justifier la violence. « La loi est la même pour tous », a-t-il martelé, soulignant que l’État doit pleinement assumer sa responsabilité face à ces dérives, surtout à l’approche de la reprise des cours fixée au 5 janvier, conformément au communiqué gouvernemental.

Abdoulaye Hady Diallo a également lancé un avertissement clair aux auteurs des violences. Il a rappelé que même lorsque les actes sont commis par des mineurs, la loi prévoit des sanctions, y compris des mesures spécifiques de privation de liberté.
Selon lui, il est inconcevable que des établissements scolaires deviennent des cibles lors des mouvements sociaux. « Il n’est pas question de casser la tête d’un enfant ou d’un enseignant », a-t-il déclaré, soulignant que personne ne peut accepter qu’un élève quitte son domicile pour l’école et n’y revienne jamais.
Tout en reconnaissant que la grève est un droit constitutionnel, le responsable des écoles privées a regretté que la tension soit dirigée vers les établissements scolaires. Il a appelé le syndicat à mener son combat avec professionnalisme, diligence et surtout dans le respect de l’intérêt supérieur des enfants.

Insistant sur l’importance stratégique de l’éducation pour l’avenir de la Guinée, il a plaidé pour un dialogue sincère entre tous les acteurs.
À ses yeux, le développement du pays dépend directement de la qualité de son système éducatif et de la capacité collective à dépasser les tensions pour se concentrer sur l’essentiel.
S’exprimant au nom des trois associations guinéennes des écoles privées, Abdoulaye Hady Diallo a salué la solidarité entre ces structures et a invité l’ensemble des écoles privées à les rejoindre afin de bâtir ensemble une éducation de qualité et durable en Guinée.
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